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Dalhousie

26 juillet 2010
L’avantage d’habiter pas loin de l’Himalaya, c’est que quand on veut prendre le frais et s’échapper de la plaine punjabie et de ses folles ONG, il n’y a que quelques centaines de kilomètres à faire. Bon évidemment, les transports indiens étant ce qu’il sont, ça se transforme vite en 8h de bus…
Nous arrivons donc au dessus des nuages vers 18h Vendredi. Dalhousie est une de ses stations de montagne laissée par les Britanniques, qui devaient apprécier la chaleur encore moins que moi.
Dans un hôtel répondant au nom charmant de Crags – apparemment le nom de la famille à qui appartenait la maison – nous prenons possession de notre chambre, grande, humide, avec eau chaude et… télévision! La première fois que j’ai une télé depuis que je suis en Inde! L’occasion de regarder les nouvelles, le discours du Premier Ministre devant le Rajya Sabha (heureusement pour le Congrès que la majorité des Indiens n’ont pas de télé, personne ne voterait pour un mec aussi soporifique), des films américains en anglais sous-titrés en anglais et, surtout, des séries indiennes. Extrait du script (reconstitué par mes soins):
Il entre dans la loge, l’air furieux. Elle est en train de mettre des bracelets, elle se retourne, surprise. Musique: tadaaam.
Lui, l’air furieux: « Bla bla bla bla bla bla bla bla! » (je comprends pas l’hindi, désolé) Musique: tadaaaaaaam
Elle: « Bla bla I’m sorry bla bla bla. »
Lui, l’air furieux (oui, en fait il n’a qu’une seule expression faciale): « Bla bla bla! » Musique: tadaaAAAm
Elle: « Bla? Bla bla! » Musique: tadAAAAM
Il se retourne pour ne pas croiser son regard. Musique: tadam.
Elle: « Bla! » Musique: taDAAAM
Il se retourne et lui fait face, mais elle se retourne à son tour pour ne pas croiser son regard.
Lui: « Bla bla bla bla. » Musique: TADAAAAM!!!
… À suivre.
Samedi, petit déjeuner dans un resto sur Gandhi Chowk: chana puri, deux pains ronds gonflés par la chaleur et une sauce épicée. Puis balade toute la journée dans Dalhousie. Contrairement à MacLeod Ganj, la ville est assez étendue: pour relier les deux places principales, il faut marcher de longues minutes à travers la forêt de pins, verte et humide. Tellement verte et humide d’ailleurs qu’elle me fait penser à une forêt tropicale, fougère et liane incluses. L’ambiance est assez irréelle: nous ne sommes plus au dessus des nuages comme hier, mais en plein ciel. Les nuages passent à travers la ville, les arbres, les montagnes. Nous passons la majorité de la journée à marcher et rentrons à l’hôtel assez fatigués, mais l’ambiance calme m’a reposé l’esprit.
Le lendemain, réveil matinal en prévision d’une randonnée… Mais malheureusement il pleut. Après le petit dès (paneer parantha: un pain rond, comme un chapati mais plus épais, avec du fromage au milieu), partie de cartes en attendant le soleil qui ne vient pas. Vers 11h nous décidons de ne pas nous attarder: inutile de rester une journée de plus comme prévue si c’est pour jouer aux cartes. Nous reprenons le bus vers la plaine à 13h.
Contrairement à l’aller, je reste réveillé pour regarder le paysage: une vallée assez large, des montagnes très vertes mais avec peu d’arbres, dont les flancs en terrasses descendent vers un torrent qui court presque aussi vite que le bus descend la route.  Le torrent est bordé d’énormes rochers arrondis par les eaux, polis, presque argentés. Seuls les terrasses du bas semblent encore utilisées pour le riz, les autres sont remplies d’herbes.
Nous arrivons à Panthankot pour découvrir que le bus pour Hoshiarpur ne part que 2h30 plus tard. Nous prenons donc celui pour Jalandhar. La route est droite et longue, et il fait chaud. Comme on s’habitue vite à la fraicheur de la montagne! Après trois heures de route, nous traversons une ville connue: Bhogpur. Comme Bhogpur est à 20 minutes d’Adampur nous décidons de descendre ici plutôt que d’aller jusqu’à Jalandhar. Nous achetons des burgers et nous dirigeons vers l’arrêt de bus, et là… rien. En demandant auprès d’un marchand, nous apprenons que le dernier bus part à 19h. Il est 19h30.
Après plusieurs tentatives infructueuses d’auto-stop, nous appelons l’ancien entrepreneur social du Centre de Bhogpur, qui s’occupe toujours du programme d’après-école de l’ONG. Il vient nous chercher et nous ramène en voiture chez lui où sa mère nous sert à dîner (le deuxième après les burgers…!). Puis, nous reprenons sa voiture et traversons dans la nuit la campagne pujabie, éclairée par la pleine lune, et arrivons finalement à Adampur. Il est déjà 22h.
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