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Premier jour

1 mai 2010
J’atterri à Delhi à 6h30 (avec une demi-heure de retard). Vu du ciel, l’Inde est jaune, traversée de routes très droites (comme le Canada!). Aucun problème a l’aéroport; je dis à la douane que je vais chez des amis, puisqu’ils me posent la question et que j’ai un visa touriste. Gulshan m’attend bien à l’aéroport. En sortant, il fait chaud mais ça reste supportable. Comme je cherche un endroit pour changer mon argent, Gulshan me dit que c’est plus facile de le faire ailleurs et qu’en attendant il me paiera le transport. Soit. Il m’offre un sandwich (vague goût de chou) et un Pepsi dans une espèce de cafét à la sortie de l’aéroport puis nous prenons le bus pour l’ISBT. C’est en traversant Delhi que je me rends compte de là où je suis… Le trajet dure peut-être 45 minutes, une heure, je ne sais plus exactement. Devant moi une Française révise son Hindi, à côté d’elle Gulshan s’endort. Dehors, l’Inde ressemble à peu près à ce que je m’imaginais: des routes chaotiques, des slums (en briques, en tentes…), des vendeurs de rue, beaucoup de chantiers,… J’aperçois vaguement le palais présidentiel. On arrive à l’ISBT. À peine fait trois pas sur le bitume défoncé que des hommes nous interpellent en Hindi, apparemment pour nous conduire quelque part. Gulshan va aux toilettes (j’ai aussi envie de pisser mais vu l’odeur ici, je m’abstiens…). Quand il ressort, les hommes reviennent, nous les ignorons. Après deux minutes de marches à travers le terminal, nous arrivons en l’endroit d’où partent les cars. C’est le chaos le plus total: des gens crient dans tous les sens, c’est salle, de l’eau tombe de l’étage du dessus… Tout est écrit en Hindi. Je me rend compte que si Gulshan n’avait pas été là, j’aurai été complètement perdu. Nous montons dans un premier bus, mais il n’y a pas assez de place pour mettre mon sac et nous descendons prendre le bus d’à côté. Nous nous asseyions juste derrière le chauffeur, Gulshan ressort acheter de l’eau. La vitre entre la place du chauffeur et notre banquette est couverte d’autocollants religieux sikhs. Il y a une grande photo du Temple d’Or au dessus de ma tête. Gulshan revient avec l’eau, achète les billets. Avant de partir, différents vendeurs montent dans le bus pour proposer des journaux, de l’eau, etc. Le chauffeur, un Sikh au turban bleu et à la belle barbe noire, monte et nous partons. Il est 9h.
Je m’endors assez vite. Je me réveille juste assez à la traversée d’une ville pour y voir le chaos total de la rue. À l’arrêt (si on peut appeler ça un arrêt: le chauffeur ralentit juste assez pour permettre aux gens de monter et descendre), le bal des vendeurs reprend dans le bus. Je me rendors et me réveille vers 11h30, sur une grande ligne droite. Le bus n’est pas climatisé, mais toutes les fenêtres sont ouvertes et la chaleur ne pose pas de problème. Le chauffeur klaxonne à chaque fois qu’il dépasse un autre véhicule (« Blow Horn », c’est marqué à l’arrière de tous les camions). À midi, nous nous arrêtons pour manger au bord de la route. À peine descendu, les vendeurs se mettent à crier pour attirer les gens. Gulshan et moi allons pisser dans les urinoirs plein de mouches. Tout le monde se lave les mains après… pas comme en France! Gulshan m’achète un paquet de chips et du Pepsi, il fume une cigarette qu’il a acheté à l’unité. Nous repartons vers 12h30. Pendant le reste du trajet je suis tantôt réveillé, tantôt somnolent. Nous traversons plusieurs villes, la frontière entre l’Haryana et le Penjab (il y a une sorte de poste frontière!). Vers 15h30, Gulshan fait la monnaie d’un billet de 500 roupies auprès du vendeur de tickets du bus, et, à ma surprise, m’en donne 200 en m’expliquant que je lui rembourserai plus tard.
Nous finissons par arriver à Jalandhar un peu avant 17h. Il était temps, je commençais vraiment à fatiguer… À la gare routière, Gulshan me présente Mathieu, un québécois stagiaire dans la même ONG, puis il nous quitte pour rentrer à Chandigarh.
Mathieu et moi prenons un bus pour Adampur. Le bus est plein, un jeune Indien nous aide à caser mon sac pour ne pas qu’il tombe par la porte toujours ouverte du bus. Nous apprenons qu’il fait ses études à Jalandhar et que là il retourne chez lui dans l’Himachal Pradesh. Il nous demande nos noms pour nous rajouter en amis sur Facebook… En discutant avec Mathieu, il me raconte qu’il est ici depuis six semaines. Il me dit qu’il lui a fallu deux semaines pour s’habituer et une de plus pour tomber amoureux de l’Inde… Je trouve ça rapide! Il me parle aussi de l’ONG, de « l’organisation indienne » et des problèmes que ça pose, du fait que certains stagiaires n’apprécient pas du tout leur stage (lui aime beaucoup en revanche!).
Nous arrivons à Adampur, et longeons la rue pour acheter quatre mangues. Nous arrivons à la maison. Elle est sur un chemin perpendiculaire à la route principale et est entourée d’autres maisons semblables (et de plans de cannabis). Elle fait deux étages: l’étage supérieur est généralement occupé par une famille, mais qui n’est pas là pour l’instant, nous laissant libre d’utiliser la terrasse. La maison est grande, mais quasiment sans meubles. Pour l’instant, nous sommes trois à y habiter: Mathieu, moi et Alex, un Australien. Pour le weekend une stagiaire de Dosarka est là aussi. Au final nous serons sept, dont deux françaises si j’ai bien compris.
Pendant que Mathieu et Alex vont jouer au cricket avec des enfants derrière la maison, je déballe rapidement mes affaires et vais prendre une douche (enfin!). Il n’y a pas d’eau chaude, mais vu la chaleur ce n’est pas un problème. La nourriture que nous avons commandé arrive (100 Rs. chacun avec de la bière), et nous mangeons sur la terrasse. Comme le livreur ne parlait pas anglais, il n’a pas pu nous expliquer ce qu’était chaque plat, donc je ne sais pas exactement ce que je mange, ni si c’est ce que j’ai commandé. Juste que c’est bon et végétarien…! Après le repas, Mathieu prépare du chai (sans lait). La nuit tombe. Nous montons sur le toit boire la bière, où Mathieu allume un feu (il fait ça depuis plusieurs jours apparemment). Il y a quelques moustiques, des grosses tarantes rodent sur les murs. Après avoir bu deux verres et mangé un morceau de mangue, je laisse les autres sur le toit et vais me coucher. Il est 11h14.
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